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Tendinite du Tibial Postérieur : Causes et Traitements

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Vous avez mal à l’intérieur de la cheville et cette douleur ne passe pas ? Elle se réveille quand vous marchez, quand vous courez ou même juste en vous levant le matin ? Vous vous demandez si vous souffrez d’une tendinite du tibial postérieur ?

Cet article explique clairement ce qu’est cette pathologie, pourquoi elle apparaît et, surtout, comment la soigner. Vous découvrirez les symptômes à surveiller et les traitements qui fonctionnent pour soulager la douleur et reprendre vos activités sans mal.

Qu’est-ce que la tendinopathie du tibial postérieur ?

Pour faire simple, le muscle tibial postérieur est un muscle profond du mollet. Son tendon est très important : il passe derrière l’os intérieur de la cheville (la malléole) et vient s’attacher sous le pied, sur plusieurs os, dont le naviculaire.

Son rôle principal est de soutenir l’arche de votre pied. Il agit comme un câble puissant pour maintenir la voûte plantaire et l’empêcher de s’affaisser. C’est lui qui contrôle le mouvement du pied qui roule vers l’intérieur (la pronation) pendant la marche.

Quand on parle de tendinopathie, il est important de distinguer plusieurs stades :

  • La tendinite : C’est l’inflammation aiguë du tendon. La douleur est récente, souvent vive, et survient après un effort inhabituel ou un choc. C’est une réaction de défense du corps.
  • La tendinose : Si le problème n’est pas traité, il devient chronique. Le tendon n’est plus vraiment enflammé, mais sa structure est abîmée, il est usé. La douleur est plus sourde, présente depuis des mois, et le tendon est fragilisé.
  • La ténosynovite : Ici, ce n’est pas le tendon lui-même, mais la gaine qui l’entoure qui est enflammée. Cette gaine synoviale aide le tendon à glisser. Quand elle est irritée, le mouvement devient douloureux.

Les 7 symptômes qui ne trompent pas

Reconnaître les symptômes est la première étape. La tendinopathie du tibial postérieur se manifeste par des signes assez clairs. Si vous vous retrouvez dans plusieurs de ces points, une consultation serait une bonne idée.

  • Douleur sur le côté intérieur de la cheville : C’est le symptôme le plus fréquent. La douleur suit le trajet du tendon, juste derrière et sous la malléole interne.
  • Douleur aux premiers pas : La douleur est souvent plus forte le matin au réveil ou après une longue période assise. Elle peut s’atténuer un peu après quelques minutes de marche.
  • Enflure ou rougeur : Une zone gonflée peut apparaître le long du tendon, signe de l’inflammation de la gaine (ténosynovite).
  • Difficulté à se mettre sur la pointe des pieds : Ce mouvement sollicite énormément le tibial postérieur. Si le faire sur un seul pied est douloureux ou impossible, c’est un signe important.
  • Sensation d’étirement ou de faiblesse : Vous pouvez sentir que votre cheville est moins stable ou que vous avez moins de force pour pousser sur votre pied.
  • Crampes au mollet : Le muscle tibial postérieur, fatigué de surcompenser, peut devenir sujet aux crampes.
  • Affaissement de la voûte plantaire : Dans les cas plus avancés, le tendon ne fait plus son travail. L’arche du pied s’affaisse et le pied devient visiblement plus plat.

Pour mieux visualiser le problème, voici une vidéo qui explique le rôle du tibial postérieur et les mécanismes de la tendinopathie.

Principales causes : Pourquoi ce tendon s’enflamme-t-il ?

La douleur n’arrive jamais par hasard. Elle est le résultat d’une surcharge sur le tendon. Cette surcharge peut venir de la structure de votre corps ou de vos habitudes de vie.

Les causes liées à la structure de votre corps

Certains facteurs anatomiques mettent plus de pression sur le tendon tibial postérieur :

  • Les pieds plats : C’est la cause la plus fréquente. Si votre arche plantaire est naturellement affaissée, le tendon travaille en permanence pour essayer de la soutenir, ce qui l’épuise.
  • L’hyperpronation : C’est quand votre pied et votre cheville roulent excessivement vers l’intérieur à la marche. Ce mouvement étire le tendon à chaque pas et finit par l’irriter.
  • Un pied creux rigide : À l’inverse, un pied très cambré peut aussi causer des problèmes, car il absorbe mal les chocs, ce qui se répercute sur les tendons.
  • Une inégalité de longueur des jambes : Un décalage, même léger, modifie toute votre posture et peut surcharger un côté plus que l’autre.

Les facteurs qui déclenchent la douleur

Ces éléments ne sont pas la cause profonde, mais ils sont souvent l’étincelle qui met le feu aux poudres :

  • Le surmenage sportif : Une augmentation trop rapide de la distance, de l’intensité ou de la fréquence de vos entraînements (course à pied surtout) est un grand classique.
  • Des chaussures inadaptées : Des chaussures usées, sans soutien de voûte ou qui ne contrôlent pas la pronation peuvent être une cause directe de la tendinopathie.
  • Le surpoids : Chaque kilo en trop ajoute une contrainte mécanique énorme sur l’arche plantaire et donc sur le tendon qui la soutient.
  • Un manque d’échauffement ou d’étirements : Un muscle froid et raide est plus sujet aux blessures.

Diagnostic : Comment un professionnel confirme-t-il la pathologie ?

Même si les symptômes sont évocateurs, seul un professionnel de santé peut poser un diagnostic précis. Il est important d’écarter d’autres problèmes comme le syndrome du tunnel tarsien ou une fracture de fatigue.

Le diagnostic se fait en deux temps. D’abord, l’examen clinique, qui est le plus important. Le médecin ou le podiatre va palper la zone douloureuse, évaluer la forme de votre pied, et vous demander de faire des tests spécifiques, comme vous tenir sur la pointe d’un pied. Il analyse aussi votre façon de marcher.

Ensuite, si le doute persiste ou pour évaluer la gravité des lésions, des examens complémentaires peuvent être demandés :

  • L’échographie : C’est l’examen de choix. Elle permet de voir l’état du tendon, de détecter une inflammation de la gaine (ténosynovite), la présence de fissures ou même une rupture partielle.
  • L’IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) : Elle est plus précise que l’échographie et est utilisée dans les cas complexes, pour confirmer une tendinose avancée ou une suspicion de rupture complète du tendon.
Important : Ne restez pas avec une douleur qui persiste. Un diagnostic précoce est la clé pour éviter que la situation ne s’aggrave. Une tendinose non soignée peut mener à une rupture du tendon et à une déformation permanente du pied.

Traitements : Le guide complet pour soigner votre tendinite

Le traitement dépend de la gravité, de la cause et de l’ancienneté de votre tendinopathie. L’objectif est double : soulager la douleur à court terme et corriger la cause pour éviter que le problème ne revienne. Avant de tester des méthodes non conventionnelles, informez-vous sur les Risques de la somatopathie. Voici un résumé des solutions possibles.

Traitement Description Idéal pour…
Repos & Glaçage Mettre le pied au repos (éviter les activités qui font mal), appliquer de la glace 15-20 min plusieurs fois par jour. Phase aiguë, douleur initiale, calmer l’inflammation.
Orthèses plantaires Semelles sur-mesure pour soutenir l’arche, corriger la pronation et réduire la tension sur le tendon. Causes mécaniques (pieds plats, hyperpronation). C’est souvent le traitement de fond.
Kinésithérapie Programme d’étirements du mollet et de renforcement (surtout excentrique) du muscle tibial postérieur. Tous les stades, pour rééduquer et renforcer le tendon. Indispensable.
Chaussures adaptées Porter des chaussures stables, avec un bon contrefort au talon et un soutien de voûte. Prévention et traitement au quotidien.
Ondes de choc Thérapie qui envoie des impulsions pour « casser » les tissus abîmés et relancer la cicatrisation. Cas chroniques (tendinose) qui ne répondent pas aux autres traitements.
Infiltrations Injection de corticoïdes autour du tendon (jamais dedans). Utilisé avec prudence car peut fragiliser le tendon. Ténosynovite sévère (inflammation de la gaine) pour calmer une grosse crise.
Chirurgie Nettoyage de la gaine, réparation des fissures ou reconstruction du tendon. Rupture du tendon ou échec de tous les autres traitements après plusieurs mois.

Les orthèses plantaires (semelles) : corriger la cause

C’est souvent le traitement le plus efficace sur le long terme, surtout si votre morphologie (pieds plats) est la cause du problème. Les orthèses plantaires sur mesure, réalisées par un podiatre après un examen complet, vont soutenir votre arche et contrôler l’hyperpronation. En faisant ça, elles réduisent la tension sur le tendon tibial postérieur à chaque pas, lui permettant de cicatriser.

Le rôle clé du kinésithérapeute

La kinésithérapie est essentielle. Elle ne se limite pas à des massages. Le kiné va vous apprendre à faire des exercices de renforcement excentrique. Le principe est de faire travailler le muscle pendant qu’il s’allonge, ce qui est très efficace pour reconstruire les fibres du tendon. Il s’occupera aussi d’étirer les muscles du mollet qui sont souvent trop raides. En complément, le praticien peut proposer la tecarthérapie pour accélérer la régénération des tissus.

Les ondes de choc pour les cas rebelles

Si votre douleur est installée depuis des mois (tendinose), les ondes de choc peuvent être une solution. Cette technique, bien que parfois désagréable, a pour but de créer des micro-traumatismes dans le tendon pour forcer le corps à relancer un processus de cicatrisation. Les résultats sont souvent bons sur les cas chroniques.

Prévention : 3 conseils pour éviter la récidive

Une fois guéri, l’objectif est de ne pas rechuter. La prévention passe par des gestes simples mais importants.

  • Choisir les bonnes chaussures : Ne négligez pas la qualité de vos chaussures, que ce soit pour le sport ou pour tous les jours. Cherchez de la stabilité au niveau du talon et un bon soutien. Faites-les vérifier par votre podiatre.
  • S’étirer régulièrement : Conservez une bonne souplesse des mollets. Des mollets raides augmentent la tension sur tous les tendons de la cheville.
  • Gérer sa charge d’entraînement : Si vous faites du sport, augmentez la charge de manière très progressive (pas plus de 10% par semaine). Écoutez votre corps et ne forcez jamais sur une douleur qui commence.

FAQ – Tendinite du Tibial Postérieur

Combien de temps dure la guérison ?

La durée est très variable. Pour une tendinite aiguë bien prise en charge, comptez 4 à 6 semaines. Pour une tendinose chronique installée depuis des mois, la guérison peut prendre 3 à 6 mois, voire plus. La patience et le respect du traitement sont essentiels.

Puis-je continuer à marcher ?

Oui, sauf en cas de douleur très vive. Il faut éviter les activités qui déclenchent la douleur (longues marches, randonnées, course). La marche sur terrain plat et sur de courtes distances est souvent possible, surtout si vous portez vos orthèses plantaires et de bonnes chaussures.

Quel sport pratiquer pour remplacer la course à pied ?

Pendant la phase de guérison, privilégiez les sports qui ne mettent pas de chocs sur le pied :

  • Le vélo
  • La natation (évitez les battements de jambes trop vigoureux au début)
  • L’elliptique

Quand faut-il consulter un médecin ou un podiatre ?

Consultez sans tarder si :

  • La douleur ne s’améliore pas après une semaine de repos et de glaçage.
  • Vous avez du mal à marcher ou à vous tenir sur la pointe du pied.
  • Vous observez un affaissement visible de votre voûte plantaire.
Claire

Claire

Auteur curieux et passionné de bien-être

Passionné par la santé et le bien-être, je transmets connaissances et inspirations pour prendre soin de vous au quotidien.

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